Recours à l’ETA – attention aux conséquences sur le droit de préemption
La jurisprudence a déjà posé le principe selon lequel le locataire qui a eu recours, pour mettre en valeur le fonds loué, aux services d'un prestataire dans des proportions telles qu'il doit être regardé comme ayant cessé de remplir la condition d'exploitation personnelle requise par l'article L. 412-5 du Code rural et de la pêche maritime, est déchu de son droit de préemption (Cass. 3e civ., 24 mai 2017, n° 16-13.434 : JurisData n° 2017-010468 ; Droit rural n° 460, févr. 2018, comm. 21). La cour d’appel de REIMS reprend ce principe dans une affaire où une EARL a fait réaliser des travaux agricoles par un prestataire dans une grande proportion...
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